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 Escapade historique et instructive de l’AERSO dans les Flandres

 

26 MAI 2011
Ce jeudi dès 06h45, à l’esplanade de Mont-Fat, affluent des voitures débarquant leurs occupants sur le parking bien connu de nous tous. Les membres se retrouvent, se congratulent après de si nombreux voyages effectués ensemble et d’amitiés nouées au fil des années.
La journée s’annonce bien, mais on déchante vite à cause d’une fausse note,  l’absence de trois de nos membres. Notre guide s’impatiente, envoie des appels par GSM, téléphone de chez lui et nous revient avec des réponses peu convaincantes, enfin il faut faire avec, le plus grand nombre attend le départ.
J.M donne le départ et tout ce petit monde embarque dans un car de la firme Deblire avec comme chauffeur  un monsieur qui répond au doux prénom hélas peu glorieux de l’homme qui fait la une des journaux actuellement en Amérique.
Nous n’aurons heureusement qu’à nous féliciter tout au long de la journée de la solide expérience de ce chauffeur qui se présente et nous remercie de faire confiance à sa société et de compter sur ses services à notre demande.
Le président à son tour nous souhaite la bienvenue tout en regrettant le malheureux incident du départ qui nous a retardés d’au moins 25 minutes et qui nous oblige à bousculer le timing de la journée.
A savoir, prévenir la direction de l’usine, le resto et l’office du tourisme de la ville d’Ypres.
Bien vite, l’incident est oublié, l’ambiance monte en puissance grâce aux ténors habituels qui se font entendre. Le temps n’est pas de la partie, quoique sec et l’espoir qu’il change est positif.
Vers 7h35, le soleil pointe le bout de son nez. Ouf ! On l’a échappé belle. Pas trop de réjouissances, car cette journée ne fait que commencer et nous réserve bien d’autres choses.
Autoroute de Mons, on accélère mais bien vite nous tombons sur un bouchon qui n’est pas prêt de se résorber. Bien sûr, cela permet aux occupants de converser sans devoir observer les travaux et les files de camions mais quand même.
Cela devient bientôt très long, nous sommes là depuis 8h15, enfin après de longues minutes de patience nous sortons de cet imbroglio, il est alors 8h55. Il va falloir mettre toute la gomme.
Le retard accumulé n’est pas terminé, on embarque comme d’habitude un couple aux grands prés près de Mons, dix à quinze minutes de plus pour un couple fidèle à l’amicale.
Il ne faut pas traîner, d’ailleurs Dominique le chauffeur le comprend bien surtout avec un convoyeur de choix à ses côtés et nous le comprenons fort bien sachant qu’il a hâte d’être dans sa région d’origine.


Armentières est en approche, le frère de Jean-Marc attend devant la briqueterie du Touquet pour la visite programmée, retardée certainement mais nous avons pu regagner quelques minutes.

ieper1Nous formons trois groupes avec  trois responsables techniques qui nous entraînent à l’intérieur de l’usine entièrement robotisée.


 

 

ieper2Après un temps que je ne sais pas établir tellement je me suis intéressé à cette chaîne de travail, nous sortons à l’extérieur non sans avoir remarqué que le personnel mangeait déjà au réfectoire. A tout hasard, remarquez que 41 personnes travaillent sur un tel site.



 

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Ci-contre : une partie de la réserve  naturelle du site.


 

 

 

 

En moins de six minutes, nous arrivons au resto « Au fond de l’eau », prévenu, le personnel nous attend sur les starting-blocks, en effet nous avons rendez-vous à Ypres dans 1h30. Mais c’est sans compter sur la super organisation de l’AERSO, contacts avec l’office du tourisme  et l’heure de visite est reculée à notre grand soulagement. Merci Jean-Marc.
Le petit resto est agréable ainsi que la déco, il est vrai que nous ne sommes pas loin de la région de Dany Boon et de Line Renaud bien connus dans un certain film de bienvenue chez les chtis.
Porto rouge ou blanc pour tout le monde avec des mises en bouche puis le repas commence avec un service en salle très jeune et efficace. Le dessert terminé, pas d’intoxication, ni de malades, mais repus.
L’après-midi s’annonce douloureuse pour nos estomacs fragilisés, monter et descendre de nombreuses marches mais surtout subir les pavés de l’enfer du nord.
Nous arrivons à Ypres sans avoir été importunés lors du passage à la frontière linguistique (il faut en rire) ieper4  
Première impression au vu des bâtiments publics, des maisons d’époque, la propreté dans les rues, c’est tout simplement magnifique  et que dire du beffroi !

 

 

 

 

Les appareils photos crépitent mais bien vite afin de rattraper le temps perdu, c’est presque au pas de course qu’il nous faut suivre le guide pour pouvoir terminer la visite.

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Les halles, l’hôtel de ville, le beffroi, l’église anglicane, la porte de Menin (souvenirs de la 1ère guerre et territoire anglais), la magnifique  grande place, ses cafés, ses restaurants  et j’en passe.
Le groupe scindé en deux pour la visite se retrouve deux heures plus tard, fourbu, le visage buriné par le vent fort qui n’a pas cessé de toute la journée. Dix-sept heures trente, les membres prennent une consommation dans un bistrot de la place, mais le temps perdu tout au long de cette journée ne permet pas à J.M. de nous laisser se prélasser dans la tiédeur de l’établissement.
Il est vrai que beaucoup parmi nous sont levés depuis cinq heures du matin, aussi afin d’éviter les déboires sur l’autoroute du matin, l’organisateur décide de prendre un autre chemin, à savoir : Mouscron, Tournai, Mons, Beaumont, Philippeville, Dinant, ce qui apparemment allonge le trajet mais nous assure la sécurité et le calme.
Chacun prend son mal en patience, certains coincent la bulle, d’autres discutent, on commente la journée, on regrette le temps qui ne fut pas de la partie mais tout de même on a vécu une belle journée.
Les paysages défilent et sans que l’on s’en soit aperçu, nous sommes en approche du viaduc au –dessus de la ville d’Anseremme, la descente, la remontée vers Herbuchenne et  le parking de Mont-Fat.
Nous sommes rendus, ankylosés mais contents pour beaucoup d’avoir pu visiter cette belle ville tristement célèbre par les années de guerre (14-18).
Comme d’habitude, un immense MERCI à l’organisateur aidé en cela par son épouse, son trésorier, son secrétaire que je ne nommerai pas cette fois. Ils savent de qui je parle.
Et enfin, MERCI à tous ceux qui aujourd’hui étaient là, merci de leur bonne humeur, merci aussi au chauffeur, et merci à la franche camaraderie au sein de notre groupe.
Voici un petit historique, recueilli dans quelques bouquins.
Ypres prit son essor dès le 11è siècle grâce à son cours d’eau l’Yperlée qui à l’époque était navigable, elle devint au 13è siècle une des plus grandes villes d’Europe par le travail de la laine et du lin, elle ira jusqu’à compter plus ou moins 40.000 habitants. Au 16è siècle, le déclin (trop de concurrence) et le nombre d’habitants tomba à 9.000 .Elle fût maintes fois entourée de fortifications et on aperçoit encore aujourd’hui une partie de Vauban, mais le plus triste dans l’histoire de la ville, c’est qu’elle devint une ville martyr lors de la 1ère guerre mondiale par une lutte fratricide et insensée qui verra sa destruction complète.

ieper8Heureusement, toute la ville fut reconstruite à l’identique et aujourd’hui, plus rien n’y paraît. Pour rappel, pas moins de 250.000 victimes anglaises, canadiennes, australiennes, européens ont perdus la vie et 240.000 allemands y sont enterrés dans près de 147 cimetières de la région. Chaque jour, on joue le «  LAST POST » en mémoire pour tous les soldats tombés au champ d’honneur.




J’en termine en vous rappelant notre voyage fin septembre à Vannes et faites en sorte de ne rien oublier.                                 
                                    A bientôt. Amitiés.  Roger Wavreil

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